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T3 : J’agis pour le maintien en emploi


Quelques chiffres

2,7 millions de Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi (BOE) en 2019 ont une reconnaissance administrative du handicap. + 300 000 BOE depuis 2013.

Environ 1 million de BOE en emploi en 2019 (secteurs privé et public).

16% de taux de chômage chez les BOE, soit deux fois plus que les chercheurs d’emploi non BOE.

Source : Agefiph


Je forme mon salarié à un nouveau poste dans mon entreprise

Je soutiens mon salarié dans sa reconversion professionnelle avec de l’aide du Service de santé au travail, des partenaires de l’insertion professionnelle et de l’Assurance Maladie.

Si mon salarié le souhaite, j’organise un entretien pour recueillir ses souhaits et, avec l’avis du médecin du travail, pour échanger sur ses potentialités et ses aptitudes.

Au sein de mon entreprise, selon sa taille, je peux mettre en place un référent Handicap et retour à l’emploi, une cellule ou un comité de reclassement professionnel, me faire accompagner par des professionnels comme l’Agefiph ou l‘OETH.

Je m’engage dans une démarche proactive en publiant la liste des postes à pourvoir afin de favoriser la mobilité interne.

Garder les compétences en interne, me permet de :

  • Renforcer le collectif de travail autour de valeurs humaines
  • Gagner du temps de formation
  • Economiser sur le processus de recrutement
  • Améliorer l’image de mon entreprise
  • Préserver un bon climat social au sein des équipes

Le licenciement pour inaptitude d’un salarié suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle est coûteux pour mon entreprise.

L’essai encadré

A la suite d’une visite de pré-reprise, mon salarié s’est vu proposé un essai encadré. Accompagné par le Service de santé au travail et l’Assurance Maladie, je mets en place les conditions de cet essai :

  • Pendant 14 jours, fractionnables en 28 demi-journées, j’accueille mon salarié à un nouveau poste utile pour l’entreprise, motivant pour le salarié et adapté à ses nouvelles capacités. Je peux me faire accompagner pour les aménagements sur le poste de travail par des aides techniques et financières des partenaires du maintien en emploi.
  • Durant l’essai encadré, je n’ai aucun salaire à verser car mon salarié est toujours en arrêt et couvert par l’Assurance maladie.
  • Cet essai encadré, s’il est concluant peut déboucher sur :

– Une reprise

– Une formation à ce nouveau métier grâce au CRPE


En cas d’inaptitude aux postes de travail, j’accompagne au mieux mon salarié vers un autre emploi

Le médecin du travail émet un avis défavorable à la reprise dans mon entreprise, j’accompagne au mieux le départ de mon salarié pour inaptitude.

Je l’informe des dispositifs de l’Assurance maladie. Je facilite d’un point de vue administratif le départ de mon salarié. J’encourage l’utilisation du Compte personnel de formation et le rendez-vous avec un conseiller en évolution professionnelle.

Si l’inaptitude est en lien avec une maladie professionnelle ou un accident du travail, j’analyse les accidents du travail / maladies professionnelles dans une perspective d’amélioration de la prévention.


J’ouvre les portes de mon entreprise aux personnes en situation de handicap

Conformément à la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », j’accueille des salariés en situation de handicap et j’œuvre à mon échelle pour une société plus inclusive. Je bénéficie du soutien de l’Agefiph, de Cap Emploi, de l’OETH, etc.

En tant qu’employeur, je sensibilise mes collaborateurs au handicap à travers des actions de communication, la participation de mon entreprise au Duo Day, etc.

Une politique d’entreprise qui favorise l’inclusion est une politique globale qui peut être portée par les salariés, les managers, la direction. Elle peut renforcer le collectif autour de valeurs partagées.


Exemple de situations :

Hector, 30 ans :

«J’ai rebondi malgré le choc de l’accident du travail»

Il était menuisier salarié dans une grande entreprise de menuiserie. Victime d’un accident du travail, il perd deux doigts de la main droite alors qu’il est droitier. Il est reclassé comme commercial dans la même entreprise.

Marius, 30 ans :

«L’accompagnement social dont j’ai eu la chance de bénéficier m’a permis de me mobiliser vers un nouveau projet professionnel et personnel»

Boulanger salarié dans une petite boulangerie artisanale (il travaillait avec le patron boulanger et sa femme), il déclare une allergie à la farine. Une reconnaissance comme maladie professionnelle est alors réalisée. Il a repris des études en hôtellerie après avoir effectué un bilan de compétences.

Travailleurs indépendants : qui peut m’aider ?

 

L’INRS, la Dreets, l’OPPBTP, le réseau ANACT-ARACT vous guident
  • L’INRS vous informe et vous propose des outils  : INRS
  • La Dreets vous informe : Dreets BFC
  • Entreprises du BTP, l’OPPBTP vous accompagne en prévention : OPPBTP
  • Le réseau Anact – Aract vous accompagne dans l’amélioration des conditions de travail : Anact